dimanche 4 septembre 2005

4 jours

4 jours. C'est le temps qu'ils ont attendu avant d'avoir des secours. 4 jours, c'est aussi le temps qu'a mis l'armée pour arriver sur les lieux.

La catastrophe naturelle qui c'est abattue il y a quelques jours aux Etats-Unis est entrain de tourner à la catastrophe humanitaire, mais aussi morale. Il a fallut 4 jours aux secours pour venir en aide aux rescapés de Katrina. Et encore, tous ne sont pas encore arrivé. L'armée à ce que j'ai compris, n'est arrivé que tout juste arrivée. En attendant que la situation s'améliore, les "réfugiés" sont entassés dans un stade. Et, entassé est le mot juste. (Ah oui, le mot réfugié aussi est le mot juste: c'est comme ça qu'ils sont perçus, ce qui est étrange puisqu'on parle de personnes à l'intérieur de leur propre pays...).




Un jour. C'est le temps qu'on eu les habitants pour évacuer. C'est largement suffisant. Mais, pour partir, faut de l'argent. Et, tout ceux qui en avaient sont partis. Le reste des personnes ont fait face à ce qu'ils croyaient au début être un simple ouragan. Maintenant, ils sont dans ce stade, entassé, en attendant les secours, les soins, les vivres. L'eau potable manque, et avec elle risque d'apparaître les risques d'épidémie.

Mince, on parle des Etats-Unis là ! Pour moi, une telle situation n'était pas possible, en deux temps trois mouvements, il y aurait des ponts aériens, l'acheminement de vivre et d’eau potable. Des tentes auraient été plantées pour abriter les rescapés, des hôpitaux et des cinémas diffusant Mr & Mme Smith ! Une logistique aurait immédiatement mis en place à tel point qu'il n'y aurait même pas de queue pour commander un truc dans la tante "self-service" ! Enfin, vous voyez ce que je veux dire ! J'étais loin de m'imaginer que pour catastrophe décrite par le président américain comme "la plus importante de l'histoire de l'humanité", on se retrouve face à une aide aussi... peu réactive que pour le Tsunami...



Mais, peut-être que cette histoire prend un autre tournant quand on se rend compte que dans ce stade, et ben, il y a surtout des noirs et des mexicains, cad les communautés les plus pauvres. La majorité des blancs (qui en général sont les plus riches et en général uniquement: je ne suis pas du genre à rejeté la faute sur une couleur de peau) on eut les moyens de fuir. Faut-il vraiment faire le rapprochement avec les secours qui tardent à venir? Est-ce que pour elle, l'urgence est moindre puisqu'il ne s'agirait pas de WASP (White Anglo-Saxon Protestant)? Bon, ptet que j'exagère un peu...

Honnêtement, j'ai du mal à comprendre ce qui se passe. Comment l'armée américaine peut mettre 4 jours à intervenir dans son propre pays? En général, lorsqu'il y a une catastrophe, l'aide international réagit au quart de tour, quelque soit le lieu dans le monde.. ! Je ne sais pas quoi penser de tout ça. La tentation d'être révolté est grande. Mais, pour être révolté, il faut comprendre ce qui se passe, ainsi que comprendre le pourquoi du comment !
 La tentation de dire "c'est parce que ce sont des afro-américains et des mexicains qu'ils mettent du temps à réagir" est tout aussi grande. Mais, la région est sous le feu des projecteurs, et le moindre événements est retransmis à la télévision: autant dire que mal réagir est une mauvaise publicité ! Alors, ...
Doit-on penser que les USA sont un pays qui ne se soucie guerre des victimes? Doit-on réellement penser qu'ils sont incapables de prendre soins d'eux même?




Lien vers le même sujet: Shoot to kill (2)


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